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Le terme patrimoine évoque notre histoire, notre héritage, celui qu’on veut transmettre à nos enfants.
On ignore souvent que parmi les richesses que l’on veut préserver on peut inventorier diverses catégories de patrimoine dont le patrimoine naturel qui fait l’enjeu des grands débats d’aujourd’hui.
Le Témiscouata, avec ses lacs et ses rivières, ses forêts mixtes et son air encore respirable représente une ressource alimentaire inestimable pour la gent ailée où la flore et la faune se côtoient dans un équilibre parfait.
Ici, les variétés d’oiseaux qui nous entourent sont nombreuses.
Du petit chardonneret au grand pic, en passant par le carouge, la diversité des oiseaux à observer sur le territoire se révèle remarquable.
On sait que l’histoire du Témiscouata repose sur la notion de chemins, de passages… Mais sait-on que les voyageurs ailés aussi apprécient la richesse de nos ressources?
On s’explique
l’importante variété de la faune ornithologique par ce rôle de lieu de passage que joue notre secteur pour un grand nombre de migrateurs.
La Société d’aménagement de la rivière Madawaska et du lac Témiscouata dans son plan pour la gestion globale de notre environnement a répertorié plus d’une centaine d’espèces observées tout autour de nous.
Du noble balbuzard jusqu’au viréo en passant par une panoplie de parulines ou de canards, on retrouve certains volatiles aux noms rares dont personnellement
j’ignorait l’existence.
Mentionnons aussi, la corneille, cet oiseau méconnu dont on oublie souvent d’apprécier la grande beauté.
Moins fréquemment, on observe aussi des corbeaux. Mystérieuse créature que ce mainate qui, paraît-il saurait compter?
La plupart du temps on soupçonne à peine leur existence
et pourtant leur beauté et leur chant possèdent le pouvoir de nous combler de joie.
Ces âmes discrètes dont on dit
qu’ils transportent avec eux les mots qui parfois manquent aux poètes ont sans nul doute une essence lyrique qui coule dans leurs veines.
Quand, la dernière fois, avez-vous saisi l’instant pour observer un aigle royal dans son vol admirable et précis?
Ou encore, dans un moment de tranquillité, avez-vous déjà tenté d’imaginer l’apparence de l’oiseau qui produit ce chant si curieux ou si mélodieux que vous perceviez?
Faites-vous la différence entre le son que produit un écureuil et le chant caractéristique d’une
crécerelle?
Cet été reprenons les sentiers de la découverte… de notre patrimoine naturel.
Ma question cette semaine :
à quoi ressemble un fuligule milouinan?
Chantal Gélineau
Coordonnatrice au développement culturel
MRC de Témiscouata
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