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Cabano  Envoyer

La ville de Cabano se déploie en bordure du lac Témiscouata, dans la vallée du Ténusciyata, sur un vaste territoire de près de 122 kilomètres carrés. La ville se trouve à environ 55 kilomères au sud-est de Rivière-du-Loup, à mi-chemin entre cette ville et Edmundston, au Nouveau-Brunswick.

Cabano fait partie de la région administrative du Bas-Saint-Laurent et de la municipalité régionale de comté de Témiscouata.

La ville de Cabano est le centre économique, industriel et touristique du Témiscouata. Elle bénéficie d’une situation géographique avantageuse tout près de la province du Nouveau-Brunswick et de l’État du Maine aux États-Unis.

Il existe trois versions différentes quant à l’origine du nom Cabano. Selon la première version, le terme vient du mot cacano qui signifie en langue montagnaise (une langue amérindienne) lieu de débarquement. Les Amérindiens arrivant des terres du Nouveau-Brunswick actuel, débarquaient à l’emplacement du futur Cabano pour suivre ce qui deviendra le Portage du Témiscouata qui reliait le lac Témiscouata au Saint-Laurent.

Une autre explication a été proposée par M. le curé Jean-Philippe Cyr selon lequel on appelait le lac Long, un des plus grands lacs du Témiscouata, lac Cabaneau en raison de la forme originale des montagnes en bordure de ce lac. En effet, les montagnes ressemblaient à des cabanes à castors. Au fil du temps, Cabaneau serait devenu Cabano.

Une autre hypothèse soutient que cabanot ou wabano était un terme qui désignait un abri temporaire que les Amérindiens utilisaient lors des partie de chasse ou lors des guerres.

En tout cas, l’histoire actuelle de la ville débute en 1683, quand l’Intendant de la Nouvelle-France, M. de Meules octroie la seigneurie de Madouesca au Témiscouata au Sieur Charles-Aubert de la Chenaye. Toutefois, pendant un siècle, les terres ne sont pas défrichées et la région reste déserte (en 1709, le gouvernement retire la concession à la famille de la Chenaye, parce que rien n’est fait pour développer la seigneurie). En 1783, le Gouverneur Haldimand ordonne la construction de la première route entre le Témiscouata et le Saint-Laurent. Pendant longtemps, on connaissait cette route sous le nom du Vieux-Chemin.

Le premier moulin est érigé en 1828 par M. Alexandre Fraser, propriétaire de la seigneurie à l’époque. C’était un moulin à scie. Des colons commencent à s’installer. L’histoire a retenu le nom de M. Denis Pelletier, un des premiers colons à s’y établir.

Entre 1838 et 1839, le lieutenant britannique Lennox Ingall est chargé de la construction du Fort Ingall. Ce fort faisait partie du vaste système de fortifications visant à protéger le Canada dans le cas d’une éventuelle guerre contre les États-Unis. Selon les relations du Lieutenant Ingall, il y avait cinq familles à Cabano à l’époque. La garnison britannique a occupé le fort pendant 3 ans et l’a quitté en 1842, après le traité de la délimitation des frontières canado-américaines (le traité d’Ashburton-Webster) et la fin de la guerre froide de l’Aroostook.

La vraie colonisation du Témiscouata commence vers la fin des années 1840, après l’ouverture de la route carrossable entre le Saint-Laurent et le lac Témiscouata. On ouvre à Cabano des chantiers de coupe de bois et une scierie, administrée par la compagnie Wetcher entre en opération dans les années 1850-1860. En 1889, le chemin de fer fait son apparition.

Curieusement, la première église et le presbytère datent de 1901, soit un demi-siècle après le début du peuplement de Cabano et c’est en 1906 que la paroisse de Cabano est créée canoniquement sur le territoire des municipalités de Saint-Louis-du-Ha! Ha! et de Notre-Dame-du-Lac.

La municipalité de la paroisse de Saint-Mathias-de-Cabano est créée le 2 août 1907. En 1923, le village de Cabano naît suite au détachement de cette paroisse. En 1962, Cabano est incorporée en ville.

Parmi les événements les plus importants de l’histoire de la ville, on peut malheureusement citer plusieurs feux: le grand incendie du 9 mai 1950 qui anéantit la moitié de Cabano (environ 160 maisons sont brûlées et c’est le 22e régiment de Québec qui vient aider les résidents restés sans abri), l’incendie de la compagnie Fraser en 1966 ou encore l’incendie de l’église survenu en 1972. Un événement qui a énormément contribué au développement économique de la ville fut l’ouverture, en 1976, de l’usine Papier Cascades (aujourd’hui Norampac). En 2000, on ouvre à Cabano le Parc Clair Soleil.

Remarquons qu’en 1989 et 1993, la ville de Cabano a été l’hôte des Championnats provinciaux de Baseball Sénior et qu’en 1996, M. Éric Charrier établit le record mondial de plongée en apnée dans les eaux glacées du lac Témiscouata.

De plus, la ville de Cabano, outre le site historique du Fort Ingall, possède une magnifique Roseraie avec plus de 1 500 rosiers. On y dénombre 300 variétés et espèces de roses.

Entre 1928 et 1930, Grey Owl résida à Cabano. C’est l’un des naturalistes les plus connus au monde et l’auteur de plusieurs livres sur la nature.

Ce texte provient du site http://grandquebec.com.

 
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